Quel est l'incidence de la hausse des taux d'intérêts sur l'endettement des ménages

L'augmentation des taux d'intérêts pénalise dans le temps les ménages ayant recours aux prêts à la consommation ou aux autres formes de crédits de trésorerie (cartes de crédit, facilités de caisse, découverts...), tant en diminuant leur capacité d’emprunt, qu’en alourdissant le poids de leurs remboursements sur des crédits permanents, indexés sur les taux variables.

Il faut savoir qu’une hausse de 1% ampute environ 10% de capacité d’emprunt d’un foyer moyen en France.

Pour l'activité d’intermédiaires financiers, cela se traduit par une hausse de l’activité de restructuration, ou par une reprise du volume de transactions sur les biens immobiliers de petite et moyenne valeur.

Il existe à cela trois solutions:

  • un réaménagement des dettes afin d’alléger son taux d'endettement tout en étalant dans la durée le poids des crédits en cours.
  • Consolider l’ensemble des crédits en cours sur un seul prêt pour verrouiller le risque d’enlisement dans des solutions sans échéance.
  • Enfin, à l’occasion d’un investissement immobilier, intégrer des calculs de lissage dans le plan de financement.

En quoi le courtier optimise les chances de trouver une solution au "trop de crédits"?

Qui n’a jamais eu de difficulté avec sa banque pour expliquer sa situation ou son projet ? Cette observation vaut déjà pour une recherche de financement immobilier, alors je vous laisse imaginer lorsqu’il s’agit de présenter une demande de réorganisation de son endettement.

D’une part, le système bancaire est mobilisé depuis ces dernières années sur la commercialisation de services ou de produits à forte marge, au détriment du conseil au client.
D’autre part, les emplois du temps des conseillers bancaires gérés à distance, les absences pour formation, RTT, la bascule des standards téléphoniques sur des plateformes délocalisées, génèrent des difficultés dans l’obtention de rendez-vous.

Enfin, historiquement et par habitude, les banques françaises ne savent pas ou ne veulent pas traiter des dossiers de restructuration, surtout s’il existe, comme c’est souvent le cas, des encours de prêts consommation externes.

Outre une excellente découverte des besoins et de la situation précise de l’emprunteur, le courtier va filtrer la demande en l’adressant au partenaire bancaire adéquat à la demande. Il dispose à ce titre d’une parfaite connaissance des propositions de crédit de tous ses partenaires, et du marché. Par ailleurs, le courtier va effectuer les démarches pour son client sans que celui-ci ait à obtenir des rendez-vous et à rencontrer chacun des banquiers susceptibles d’étudier son dossier.